
Au moment de la retraite, vous pouvez décider comment percevoir votre avoir de vieillesse épargné. Vous avez principalement le choix entre un versement unique en capital et une rente de vieillesse qui vous est versée mensuellement jusqu’à la fin de votre vie.
Une combinaison des deux est en outre souvent possible. Les possibilités exactes dépendent du règlement de votre caisse de pension. Important à savoir : les caisses de pension peuvent limiter le versement en capital, mais elles en font rarement usage dans la pratique.
Le montant de votre rente de vieillesse dépend de votre avoir de vieillesse épargné et du taux de conversion de votre caisse de pension. En simplifiant, la rente annuelle résulte de la multiplication de votre avoir de vieillesse par le taux de conversion (en pour cent).

La rente viagère de la caisse de pension ne comprend pas seulement les versements mensuels jusqu’à la fin de la vie, mais aussi ce que l’on appelle des «expectatives» pour vos survivants. En cas de décès, votre conjoint-e ou partenaire a droit, selon le règlement de la caisse de pension concernée, à une rente de veuve ou de veuf viagère. Pour les enfants, des rentes d’orphelin sont en règle générale versées jusqu’à 25 ans au maximum. Habituellement, la rente de veuve ou de veuf s’élève à 60% et la rente d’orphelin à 20% de la rente de vieillesse.
Les caisses de pension peuvent en outre prévoir des prestations qui vont au-delà des prescriptions légales minimales. En cas de décès prématuré, un capital décès peut par exemple être versé en plus.
Bien que le montant de votre rente de vieillesse soit en principe garanti, les caisses de pension peuvent augmenter leurs prestations de rente à certaines conditions – par exemple pour compenser le renchérissement. Une bonne situation financière de la caisse de pension est déterminante. En 2024, environ 14% des caisses de pension prévoyaient une augmentation de leurs prestations de rente.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi nous, en tant que corps électoral, avons déjà voté à plusieurs reprises sur la baisse du taux de conversion légal de 6.8% ? Et pourquoi vous trouvez sur le certificat de prévoyance de votre caisse de pension un taux de conversion différent, souvent compris entre 4.0% et 6.0% ?
L’explication tient au fait que le taux de conversion légal de 6.8% ne porte que sur ce que l’on appelle l’avoir de vieillesse obligatoire. Chez la plupart des assurés, celui-ci ne représente toutefois qu’une partie de l’avoir de vieillesse total. La partie qui va au-delà est désignée comme avoir de vieillesse surobligatoire. Elle résulte notamment de cotisations d’épargne plus élevées ou de prestations de la caisse de pension supérieures aux exigences légales. Pour cette partie, la caisse de pension peut fixer elle-même le taux de conversion.
Certaines caisses de pension appliquent le «modèle du splitting». La rente de vieillesse est alors calculée séparément : le taux de conversion légal de 6.8% s’applique à l’avoir de vieillesse obligatoire, et le taux fixé dans le règlement à l’avoir de vieillesse surobligatoire.
Le «modèle enveloppant» est toutefois plus répandu : l’ensemble de l’avoir de vieillesse y est converti en rente de vieillesse avec un taux de conversion unique. Parallèlement, la caisse de pension vérifie en arrière-plan, au moyen d’un calcul comparatif, que la prestation minimale légale est atteinte. La personne assurée reçoit toujours au moins la prestation prévue par la loi.